Histoire d'une greffe rénale - Pour le Don d’Organes et de Tissus Humains
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Histoire d’une greffe rénale

 

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Mon histoire n’a rien d’extraordinaire, elle se déroule d’une façon très classique mais sous cet aspect se dissimulait  sournoisement une insuffisance rénale.

C’est en 1982, alors que je finissais une journée de travail, que le premier symptôme d’une maladie mal connue me touchait : les jambes lourdes et doubles de volume, tachetées de points rouges, c’est un purpura rhumatoïde. Le lendemain  matin tout avait disparu mais le soir elles étaient comme la veille. Après 4 semaines d’hospitalisation tout était rentré dans l’ordre. JE LE CROYAIS mais… 

17 ans plus tard je me rends chez le médecin avec l’œil irrité, pensant avoir reçu une grosse poussière. Après m’avoir injecté un anesthésiant pour calmer la douleur, il détecta une tension trop forte. Pour découvrir si les reins pouvaient en être responsables, une biopsie a été réalisée au CHU de Brest. C’était une insuffisance rénale.

 

Naïf et ignorant dans ce domaine, je pensais qu’avec quelques médicaments tout rentrerait dans l’ordre… De questions en questions, de visite médicale en visite médicale, j’ai compris que l’échéance était inévitable : LA GREFFE. 

Les médicaments changeaient souvent, les quantités augmentaient et le régime de plus en plus stricte me rendait irritable et je me renfermais sans le savoir. Je devenais facilement agressif, surtout dans l’attente de la dialyse qui marquait une étape encore plus difficile.

J’avais choisi la dialyse péritonéale pour un confort de transport, social (ne pas arrêter mon activité professionnelle) et paraître plus indépendant. Le 29 juin 2005 une intervention chirurgicale pour la pose d’un cathéter était réalisée en urgence car la dialyse était programmée pour le 13 juillet. Deux jours avant cette échéance, la néphrologue me laissa un peu plus de temps car les analyses me l’accordaient. Après une semaine de vacances en famille,  lors du chemin du retour le téléphone portable sonnait vers 11 heures pour m’annoncer une possible greffe. C’est à 15 heures 25 qu’il a de nouveau vibré pour me demander d’être sur les lieux de transplantation sous les 2 heures.

L’émotion était grande et sereine. Après quelques excès de vitesse avec une escorte de gendarmerie je me suis retrouvé pris en main par l’unité de greffe rénale du CHU de Brest.

Maintenant, j’ai un suivi régulier et j’ai repris mon activité professionnelle.

Voilà en quelques lignes mon aventure. J’espère quelle se poursuivra le plus longtemps possible, en tout cas je mettrai toutes les chances de mon coté par respect pour « mon » donneur.

Michel

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