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FRANCE ADOT 77

Seine-et-Marne

BP 77
77483 PROVINS
Tél : 07.83.95.42.20
Fax : 01.64.06.36.09
ADOT Seine-et-Marne Votre CONTACT M. Jean-François DUFRESNE Président Contacter directement

Quelques témoignages

- « Monsieur !... Monsieur !... Réveillez-vous !... »
« Monsieur !... réveillez-vous !...... »

« ..... Vous êtes Greffé !.... »

J'ouvre les yeux..., des larmes coulent ... Ce sont des larmes de bonheur !...
Je ne peux ni bouger ni parler...., Mais je peux penser !.....
Penser à ces 5 années passées .....
...Je peux me souvenir du jour de l'annonce de la maladie ou tout s'écroule, me souvenir de tous ces examens subis....me souvenir de la douleur, des doutes, de la peur du lendemain, de tous ces espoirs déçus !....me souvenir de tous ces médicaments avalés par dizaines qui me permettent de tenir debout mais qui m'épuisent jour après jour.... me souvenir de cette attente interminable !...
Je me souviens aussi du regard... de l'angoisse.., de la détresse de ma femme, de mes enfants, de ma mère, qui ne savent ni quoi faire ni quoi dire pour me soutenir dans cette épreuve qu'ils traversent eux aussi à travers moi....
....Si ils savaient que leur seule présence, leur affection, leur courage ou tout simplement leur amour m'ont donnés la force de tenir, d'avancer, d'espérer et d'y croire encore !....
...Je me souviens surtout de cette soirée en famille faite de rires, de sourires, d'oubli de la maladie pour un instant !... au moment ou la sonnerie du téléphone retentit il est minuit moins dix ...je me tétanise !... ...et cette voix qui m'annonce !

« Nous avons un donneur !... On vous attend ! »

... Puis tout s'enchaine très vite....
... le trajet vers l'hôpital dans la nuit avec ma femme et mon fils, ce silence impressionnant dans la voiture !... L'arrivée aux urgences !.... Ce mélange de sentiments de peur et de joie qui m'assaillent.
... Et puis...Et puis....
Ça y est !... je me réveille totalement. Pas de douleur !.
Les chirurgiens, les infirmières, les médecins sont là....ils me sourient !...
Je me rendors !... Serein... Apaisé ... et je rêve !...
Je rêve de pouvoir remercier celui ou celle qui de son vivant à exprimé le souhait de redonner la vie !...
Je rêve à cette famille qui a accepté ce don magnifique malgré la douleur de la perte d'un être cher ....

« Je vous serais éternellement reconnaissant ! »

Aujourd'hui je rencontre encore régulièrement médecins, infirmières, aides-soignantes, chirurgiens, toutes celles et ceux qui sont venus à mon secours avec abnégation en jetant toutes leurs forces dans cette bataille....

« je ne vous oublierai jamais !... »

- Au moment où j'écris ces lignes J'ai 60 plus 1 an.... je vais bien !....

Merci !
Merci !
Merci à tous !.......

Jean-Michel
Greffé du foie le 07/05/2017

 

Témoignage de vie

Je m’appelle Michel,
Il y a eu le verdict médical, il faut une greffe du foie
L’inscription au fichier des demandes de greffe,
Les questions se bousculent, le doute, l’inconnu,
Le déclin provoqué par la maladie, des souffrances, la fatigue, la descente,
La période de coma,
Le pronostic vital annoncé aux proches,
La peur, l’angoisse pour la famille,
Quelques jours plus tard,
Le réveil et l’annonce que c’est le jour de la greffe,
Ça y est j’entre au bloc, l’équipe est là, ils sont prêts, ils m’attendent,
Je reconnais des visages, ils me disent bonjour, cela va très vite,
Je m’endors,
Mon épouse vient d’être informée par téléphone que je suis au bloc,
Il est 09h00 du matin, une très longue journée d’attente commence pour elle et les enfants,
Douze heures plus tard, 21h20 mon épouse est de nouveau appelée,
Il est 21h20, on lui dit que la greffe est terminée,
J’ouvre les yeux, je suis attaché, intubé, ma sœur est là,
Je ne sais pas ou je suis, ce qui se passe, quel jour, quelle heure,
Elle me prend la main et me dit,
Je suis contente, tu es greffé,
Je suis calme apaisée, sous l’effet des médicaments,
Quand la vie et la mort se touchent du doigt, le don d’organes est le fil de continuité,
Après 7 mois passés dans les hôpitaux, ça y est je sors,
C’est une sorte de renaissance, une nouvelle vie.
Merci à Mon Donneur, Sa Famille,
Merci au Corps Médical.

Michel.

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Testament de vie d'un anonyme cité dans le mémoire de Cynthia Gauthé, de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de Meaux

Un jour, un médecin constatera que mon cerveau a cessé de fonctionner et qu'irrémédiablement ma vie s'est arrêtée. Quand cela arrivera, voici mon testament :
Donnez mes reins à celui ou celle qui, jour après jour, semaine après semaine, va devoir pour vivre rester attaché à une machine.
Donnez ma vue à un homme qui n'a jamais regardé le soleil se lever, n'a jamais pu voir le sourire d'un enfant ou l'amour dans les yeux d'une femme.
Donnez mon cœur à une personne à qui le sien n'a jamais procuré que des souffrances tout au long de jours sans fin.
Explorez chaque recoin de mon cerveau, prenez toutes mes cellules, faites-les pousser et se multiplier si vous en avez besoin, mais faites en sorte qu'un petit garçon muet puisse crier dans la cour de l'école et qu'une petite fille sourde puisse écouter le murmure du vent dans les feuilles d'automne.
Brûlez ce qui reste de moi et dispersez mes cendres afin qu'elles fertilisent notre terre et y fassent pousser des fleurs magnifiques.
Si vous devez enterrer quelque chose, que ce soit mes fautes, mes faiblesses et tout ce que j'ai fait de mal vis-à-vis de mes semblables.
Si vous faites ce que je demande, alors je vivrai pour toujours...

Testament de fin de vie * d'un anonyme cité dans le mémoire de Cybthia Gauthé de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de Meaux
* TSCHUI M. - Le don d'organes. Donneurs, greffés et soignants témoignent – 2003 - Ed. Anne Carrière.

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Place Rouge

Je m'appelle Nathalie. Ce prénom m'a été donné voilà quarante-deux ans par mes parents qui, comme beaucoup de parents à cette époque ont eu un faible pour cette place rouge et ce guide qui marchait devant....
Mon père était atteint d'une maladie héréditaire, appelée polykystose rénale bilatérale. Ils savaient que leurs enfants pouvaient en hériter mais leur choix a été de prendre le risque et de me donner le jour, ce qu'ils ont fait aussi pour mes deux sœurs.
Lors de mes 15 ans, la chose se confirme pour moi; à la suite de la découverte d'une banale hypertension en 1980, les examens confirment que je suis atteinte de cette maladie qui va au fil du temps détruire le fonctionnement de mes reins. Je vivais insouciante de cette situation car on m'avait laissé dans l'ignorance pour mon bien. A cette époque, mon père se dialysait à domicile avec l'aide de ma mère un soir sur deux. Les soirs de dialyse n'étaient pas très drôles car on tremblait au son des alarmes de la machine.
A 20 ans (1985), ma mère m'a révélé la vérité sur ma maladie que je soupçonnais depuis plusieurs années. Passé le choc de la révélation (soupçonner n'est pas savoir), j'ai mis de côté ma maladie en me disant :
« C'est pas pour tout de suite, alors... ». J'ai dû apprendre à suivre mes traitements hypotenseurs sérieusement au fil des années qui ont suivi et à avoir une hygiène de vie en conséquence. De temps en temps, j'étais hospitalisée pour une pyélonéphrite ; j'étais abonnée aux infections urinaires donc aux antibiotiques. Le reste du temps je vivais joyeusement sans penser à demain.
A 30 ans, j'avais enfin compris la nécessité de faire un peu attention à moi afin de préserver mes reins. L'échéance était encore loin mais j'étais très régulièrement suivie par un néphrologue. Les kystes se développaient tranquillement mais certainement.
Mon père a été greffé en 1988 avec succès puis quelques années plus tard avait repris les dialyses en hôpital (1991). Il nous a quittés en 2000 à la suite d'une crise cardiaque. En 2002, une de mes sœurs se retrouve en dialyse péritonéale. Greffée en 2004. Elle a retrouvé une certaine indépendance et en tout cas une joie de vivre.
Pour moi, les choses se sont brutalement dégradées fin 2007 ; je venais de terminer ma licence en ressources humaines. Arrive le mois de septembre 2007. Encore sous l'émotion de la remise du diplôme et à l'occasion d'un contrôle routinier, on découvre que ma créatinine a fait un pic. Le néphrologue m'annonce qu'il me reste environ 6 mois avant de rentrer en dialyse !
Se pose la question du choix du type de dialyse : péritonéale ou hémodialyse. Très rapidement j'ai opté pour le second car je voulais continuer mes séances d'aquagym ; j'adore être dans l'eau. Hors de question de me priver de ce plaisir.
Cela a conduit rapidement à la réalisation de la fistule entre novembre et février 2008. Aujourd'hui, j'ai 43 ans et je suis inscrite sur le fichier des malades en attente de greffe de rein.
Voilà, les choses sont en place. Je suis toujours en activité à temps plein et j'attends l'autorisation de mon entreprise pour pouvoir continuer en télé travail afin de m'éviter la fatigue des transports. Chaque jour qui passe, est un jour gagné au rythme des injections d'EPO et des prises de médicaments pour limiter cette fatigue qui me gagne, chaque jour un peu plus et garder une chimie suffisante pour tenir.
Objectif : retarder le plus possible le passage en dialyse que je redoute par-dessus tout mais qu'il faudra surmonter.
Et en attendant que faire ? Comment se battre contre l'inacceptable ? Comment accepter de dépendre d'une machine, de passer la moitié de mon temps branchée à un appareil ? Inacceptable pour quelqu'un comme moi qui suis très indépendante ! Tout en pleurant sur mon sort, devant mon écran d'ordinateur, les témoignages des personnes comme moi ont transformé ma solitude en nécessaire solidarité. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui, un jour, espère pouvoir bénéficier de la générosité d'un donneur ! Et il n'y a pas assez de donneurs en France !
Aujourd'hui, je suis convaincue qu'ensemble, on va faire bouger les choses.
Merci à mon père et à ma sœur pour avoir été mes guides. Le secret de mon engagement : le soutien de mon mari, ma famille et des équipes médicales qui veillent sur moi et surtout l'impression de pouvoir se rendre utile aux autres. A mon tour de devenir un guide.

Nathalie

 

 


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