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FRANCE ADOT 62

Pas-de-Calais

France Adot 62
6 rue du 14 Juillet
62140 HUBY ST LEU
06.07.95.93.11
franceadot62@orange.fr
ADOT Pas-de-Calais Votre CONTACT Mme Josette BOUSSEMART Présidente Contacter directement

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DONNEUR juste avant d’être RECEVEUR

 

         J’ai 44 ans, marié, père de 3 enfants, chauffeur routier, sur longues distances .Tout va bien jusqu’au 20 septembre 2015 où je suis terrassé par un infarctus.

 

Pose en catastrophe d’un défibrillateur et tous les mois je suis hospitalisé pendant 3 jours.

 

Je me retrouve inapte au travail.

 

En Septembre 2016, un bilan pré-greffe est effectué car celle-ci est sérieusement envisagée.

 

En attendant, pose d’un HEART MATE (les «  cardiaques » savent ce dont il s’agit) le 6 décembre .Tout s’enchaine très vite.

 

Deux arrêts cardiaques se succèdent, dix jours sur ECMO (les cardiaques connaissent aussi) Je ne sors plus de l’hôpital et après deux fibrinolyses à 3 semaines d’intervalle ….le 9 MARS, je passe en H 24 pour la greffe.

 

C’est vital : question de Vie ou de Mort.

 

A ce moment là, les médecins me demandent si je suis d’accord pour que soient prélevées les valves de ce cœur qui me lâche.

 

Je signe une autorisation dans ce sens. Je deviens DONNEUR

 

Et le lendemain, le 10 MARS 2017, je reçois ce merveilleux cadeau, celui qui depuis me permet de vivre ! .Je suis RECEVEUR.

 

Je n’ai pas encore repris mon activité professionnelle que je devrais – je pense- abandonner .Je suis en reconversion. J’ai repris des études : je prépare un Bac pro. Je fais du sport et …..chaque jour, je remercie mon sauveur, la famille qui a respecté sa volonté.

 

  •  J’ai pris ma carte d’ambassadeur au cas où… et je suis adhérent , intervenant bénévole et administrateur de l’A.D.O.T.62.

 

Parce qu’il avait sa carte de donneur !

 

         Je m’appelle Elodie, j’ai 50 ans, je suis maman de deux enfants, Juliette (23 ans) et Alexandre (17 ans), pendant 28 ans j’ai vécu avec un homme extraordinaire, notre relation était fusionnelle…. Puis un jour tout a basculé….

         Alain était ambulancier, régulateur dans une petit entreprise, il n’a jamais compté ses heures pour ses clients et ses collègues, commençant le premier et finissant le dernier. Mais un jour il sombré dans un burn-out terrible, il a lutté pendant deux ans pour en sortir mais son combat s’est terminé le dimanche 1 octobre 2017, la maladie a gagné et n’en pouvant plus il a mis fin à ses jours en prenant un cocktail alcool plus laroxyl.

La matinée avait pourtant bien commencé, nous étions tous les deux, Alexandre étant parti passer le week-end chez sa sœur, Alain s’était levé tôt comme à son habitude et vers 9 h 15 il m’a monté un café au lit, m’a offert un énorme bouquet de roses en me disant qu’il m’aimait, qu’il y avait longtemps qu’il ne m’avait pas offert de fleurs et que tout allait changer , qu’une page allait se tourner !

Vers 12 h 15 ce jour là, alors qu’il s’était endormi devant la télé, je ne l’ai plus entendu ronfler, pensant qu’il s’était réveillé, je lui ai parlé, ne l’entendant pas me répondre je suis allée près de lui et j’ai vu tout de suite qu’il était en arrêt cardio-respiratoire. Je l’ai soulevé de son fauteuil, mis sur le sol et j’ai commencé une réanimation en appelant le 15 pour que l’on m’envoie une équipe médicalisée (je suis moi-même une ancienne ambulancière)… tout en attendant les pompiers et le smur, j’ai continué le massage avec l’aide de mon voisin puis les secours sont arrivés… Pendant près de 45 min je les ai vus faire tout ce qui était humainement possible pour sauver Alain. Quand son cœur est reparti, je savais déjà que l’homme de ma vie ne reviendrait jamais, son cerveau ne réagissait plus….

Il a était emmené au Centre Hospitalier de Beuvry en réanimation où il m’a été confirmé qu’il n’avait plus ses réflexes, j’ai donc tout doucement préparé mes enfants au pire….

Alain a été déclaré en mort cérébrale le 02 octobre 2017 en fin de journée à l’âge de 49 ans, le médecin est venu nous confirmer ce que nous savions déjà. Avec elle il y avait deux infirmières de la coordination des dons d’organes, elles n’ont pas eu besoin de parler. J’ai sorti le portefeuille d’Alain et leur ai remis sa carte de donneur. Mes enfants n’ont pas été surpris car nous en avions parlé ensemble quelques années auparavant.

Par contre la famille d’Alain a tout de suite manifesté son opposition…

C’était sa volonté pas la leur, heureusement qu’il avait sa carte et que nous connaissions sa position sinon il n’y aurait pas eu de prélèvement

Les infirmières m’ont informée de l’évolution de l’opération et ont pris soin de l’amour de ma vie. Les médecins n’ont pu prélever que ses reins ( un doute subsistait pour le foie : doute non confirmé ultérieurement … Cette nuit là, mon mari a permis à deux personnes d’être greffées, deux personnes qui aujourd’hui vont très bien…

Alain a vécu toute sa vie pour les autres et au-delà de la mort il a continué, je suis fière de lui et je sais que quelque part il a aidé deux personnes à reprendre une vie normale. T out ce que je souhaite

c’est que ces personnes prennent soin du cadeau qu’ils ont reçu et que quelquefois ils aient une toute petite pensée pour lui …

Il y a 17 mois j’ai perdu mon ami, le père de mes enfants, l’amour de ma vie MAIS deux familles ont retrouvé la joie de vivre grâce a sa générosité et à la volonté qu’il avait eu «  de son vivant de se positionner en faveur du don d’organes. La carte de donneur nous a aidés.

 

 

 

JANNICK , maman de Clément qui avait dit " OUI "


CLEMENT


Mon fils, mon Héros ...

" Si un jour il m'arrivait quelque chose de grave , il ne faut pas hésiter maman, il faut tout donner ! Ca sert à rien de laisser pourrir dans la terre" ....
C'était un jour de semaine, devant une tasse de café, la télévision fonctionnait et on y parlait du don d'organes . Clément a été attentif et il a prononcé ces quelques mots.
Des jours, des semaines, des mois sont passés.
Le 13 août 2016, il y a eu ce terrible accident. Clément allait rejoindre ses copains et fêter l'anniversaire de son meilleur ami mais il n'est jamais arrivé !
Et puis ...la gendarmerie qui sonne au beau milieu de la nuit, l'hôpital... et l'annonce : " mort cérébrale». Clément n'avait que 23 ans. Le monde s'écroule ... et puis cette phrase qui raisonne dans ma tête: " si un jour il m'arrivait..."
Alors, quand l'équipe de coordination du don d'organes est venue vers nous, c'est sans hésiter que nous avons dit " oui». Quatre personnes ont bénéficié des organes de Clément : le cœur, le foie et les 2 reins ont suivit le chemin de la vie. Ses poumons avaient été abimés.
Cela fait un an que mon fils, mon Héros n'est plus là et bien-sur il me manque atrocement mais je suis si fière de lui. Malgré son jeune âge, il a eu la maturité de se positionner sur le don d'organes. Ainsi la décision a été évidente, naturelle. Je suis fière de la générosité de mon fils qui lui ressemble tant. Mon fils, mon Héros qui a sauvé 4 personnes.
Je prends régulièrement des nouvelles des receveurs via la coordination du don d'organes, à ce jour, ils vont bien. Je leur souhaite une belle et longue vie. Je ne saurai sans doute jamais qui et où ils sont mais j'ai espoir, un jour de recevoir une lettre ( via le centre de coordination) avec quelques mots de reconnaissance pour mon fils puisqu'aujourd'hui lui et eux ne font plus qu'un .
LE DON D' ORGANES C EST LA VIE !
Aujourd'hui, je milite au sein de Franceadot62 et j'encourage tout le monde à se positionner sur le don d'organes : le dire c'est aider ceux qui restent.

A mon Clément, mon Héros
Jannick

 et Hervé son papa, grand sportif, a effectué lle marathon Lille-Lens appelé " la route du Louvres" le 8 Mai 2017 en mémoire de son fils Clément

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Il arborait " SON  " tee-shirt

 

Laurie Greffée Coeur -Poumons en 2009

 

LAURIE

Calais -mardi 14 juin 2016

 

Lettre ouverte d’une jeune femme qui veut vivre encore...

 

J’avais 20 ans la dernière fois que j’ai ressenti ce désespoir. ..
“- C’est très très (…) grave, a-t-il déclaré d’un air solennel
- Je vais…. Mourir ? , ai-je alors balbutié
- On en meurt jeune. , Conclut-il.”
C’est sur ces mots que le cardiologue quitta la pièce en 2008 et que ma vie a basculé.
HTAP (Hypertension artérielle pulmonaire) , 4 lettres qui ne signifient rien pour vous , mais il s’agit là de l’une des ces innombrables maladies qui vous tombent sur le coin du nez et remettent tout votre avenir en question…

 

J’étais dans la fleur de l’âge, je terminais de belles études de langues et je vivais à l’étranger. De belles perspectives professionnelles s’offraient à moi et j’avais des projets plein la tête.. Ca faisait déjà une paire d’années que je sentais que quelque chose n’allait pas, mais jamais je n’aurais imaginé vivre grâce à quelqu’un, d’autre… Moi aussi, j’ai fait partie des gens qui respirent sans vraiment y penser, moi aussi j’ai fait partie de ces gens qui croient que le don d’organes, ça n’arrive que « dans les films » ou tout du moins, que cela n’arrive « qu’aux autres »… Il a fallu que je tombe malade pour me rendre compte à quel point on est riche quand on a la santé…

 

Après avoir mis un nom sur le mal qui me rongeait, tous les traitements existants de l’époque ont été mis en place, en vain… En janvier 2009, j’étais sous 10 litres d’oxygène dans un hôpital parisien et l’on m’inscrivait sur la liste de Super Urgence pour une transplantation cœur/poumons. Je me souviens comme si c’était hier de ces 48 heures d’attente interminables où j’essayais de faire « bonne figure » devant mes parents. Je me souviens de la culpabilité aussi … Je me souviens d’avoir pensé être un monstre, à prier pour que quelqu’un meure pour que j’ai la chance de vivre encore… Parfois, quand on souffre trop, on est plus totalement soi et c’est la douleur qui parle . Celui ou celle qui n’a pas atteint cette souffrance, qui fait que tout le corps devient douloureux, que l’on cherche l’air au moindre mouvement jusqu’à en arrivant au point où l’on souhaite juste que ça s’arrête, quelque soit l’issue… ne peut comprendre.

 

Dans mon malheur à l’époque, j’ai eu la chance d’avoir un cœur et des poumons à temps. L’opération et ses suites ont été dures, mais ce cadeau qui m’a été donné, m’a permis de vivre plus de 7 ans, soit 2687 jours supplémentaires. Oui, je connais le nombre de jours que cette personne et sa famille m’ont offert, car j’ai chéri chacun d’entre eux… Je devais me marier en Septembre de cette année. J’ai 28 ans et cela fait deux ans que mon fiancé et moi préparions cet évènement. Il semblerait qu’une fois de plus, la maladie en ait décidé autrement… Je suis malheureusement à nouveau en attente de poumons…

 

Cette fois, je suis sur la liste « standard ». Cela veut dire que je peux attendre des jours…des mois … des années. Dans ces cas là, ce sont les heures que l’on compte, voire les minutes… Minutes à suffoquer … Heures qui passent à sentir ses forces nous abandonner… Je n’ai pas peur de re -subir cette lourde opération. J’ai peur à l’idée qu’il n’y ait pas de greffon à temps, peur de ne pas tenir jusqu’à cet appel… Je n’ai plus le souffle ou la force ni de rire, ni de pleurer, ni même parfois de parler ou de faire trois ou quatre pas … La seule phrase qui retentit dans ma tête à chaque nouvelle journée qui démarre, telle une ritournelle entêtante, c’est « pourvu que ce soit aujourd’hui ». J’espère de toute mes forces, qu’une fois encore, une personne aura fait part de sa volonté de donner ou qu’une famille dans la douleur de l’inacceptable, dise Oui … Oui pour que je puisse encore compter des tas de jours, Oui pour que je puisse me marier… Oui pour que je puisse juste continuer à rire, manger, faire l’andouille, colorier, voir des spectacles, danser ou même juste respirer … J’aime tellement la vie et j’ai encore des tas de choses à faire...

 

Nous sommes des milliers à attendre chaque année. Demain, ça pourrait être VOUS, un parent, un frère, votre enfant… Non, ça n’arrive pas qu’aux autres..

 

 

 

 

 

Bas du formulaire

 

 

 

 

Audrey – Avril 2016 – greffée d’un rein

 

 

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J’ai 35 ans,  mariée deux enfants, Rémy 11 ans et Justine 7 ans.
J’ai été diagnostiqué en insuffisance rénale à l’âge de 14 ans. Plus tard, suite à un accident et une hospitalisation les médecins ont découvert une insuffisance rénale à mon père. Etant donné qu’il avait déjà ses cinq enfants, nous avons tous étaient        dépistés.
Sur les cinq enfants, quatre dont moi on était diagnostiqué en IRC.
Suite à cela, l’année 1996 a été le début de ma prise en charge par un néphrologue et selon nos résultats sanguins les traitements ont étés adaptés. J’avais 14 ans, le diagnostic tombé, il y avait plus qu’à vivre avec. J’ai dû prendre un médicament pour la tension et pour limiter les crises de gouttes.

 


Les années ont passé, à part prise de sang tous les trimestres, je suis allée au lycée, j’ai passé mon bac, mon BTS j’ai continué à faire du sport comme tout le monde        autour      de    moi.
Ensuite à moi le monde du travail, et la mise en place d’un nouveau traitement et un suivi plus intensif pour me permettre d’avoir un enfant.

 


Une fois la grossesse en route -grossesse considérée à haut risque, avec risque d'accouchement prématuré, pré éclampsie mais aussi risque de me retrouver en dialyse après l’accouchement- j’ai décidé de tenter ma chance. J’ai donc été suivie à l’hôpital Jeanne de Flandres (hôpital de niveau 3 avec service réanimation pour nouveau-né) et des échographies régulières pour voir l’évolution de mon bébé et surveiller s’il ne présentait aucune anomalie.
Malgré des hauts et des bas durant la grossesse mon rein a tenu et mon petit bonhomme aussi. Il est né quinze jours avant terme pour 2,630 kgs pour 47 cm, et tout s’est bien passé.

 

 

 

Quatre ans ont passé et suite à une échographie de contrôle on a découvert que j’étais enceinte de 3 mois. Bébé qui n’était bien sûr pas programmé car étant donné que ma maladie se transmet, j’avais décidé d’avoir un seul enfant. Panique des néphrologues car traitement et suivi pas fait pendant les trois premiers mois, donc batteries d’examens et on découvre un excès de liquide amniotique donc suivi à Lens et on me donne l’ordre de reste alitée à domicile. Suite à une échographie à six mois de grossesse, les médecins décident de faire les piqures de Célésten pour mâturer les poumons de Justine et m’alite à Calais (maternité de niveau 3). Elle est donc née le 27 juin au lieu du 29 aout 2009, à 1,800 kgs pour 43 cm, amenée au service grand préma et elle est mise sous respirateur et sonde alimentaire car bien sur elle ne sait ni respirer ni manger seule. A la suite de la mise en place de son cathéter pour la prise de médicament, Justine attrape un staphylocoque doré donc impossible pour moi de l’approcher ce qui est très dur à gérer.

 

Deux semaines en service néo natalité et mademoiselle s’en sort très bien et passe trois jours avec maman en hôpital pour que maman apprenne à s’en occuper du fait de notre séparation et de son petit poids, Juju a atteint les 2 kilos et a pu donc sortir pour notre plus grand plaisir.

 

Deux ans et demi après ma deuxième grossesse, j’ai dû commencer la dialyse étant donné que mes reins à la dernière grossesse avaient eu du mal à reprendre le dessus.

 

Avril 2012, fut pour moi très difficile malgré que je m’y attendais. Depuis le diagnostic de ma maladie en 1996, je savais qu’un jour ou l’autre j’allais y passer. Malgré tout en entrant dans cette pièce pleine de machines, d’infirmières et de patients, je ne me sentais pas à ma place.

 

Les premières ponctions ont étés très difficiles et je me sentais encore plus faible qu’avant la dialyse, j’avais du mal à gérer mes enfants qui n’avaient que 7 ans et 3ans, le travail, et mon rôle de femme.

 

Trois années ont passé et en avril 2015 le samedi 4 avril, j’ai reçu ce coup de téléphone que je pensais ne jamais recevoir, j’étais à la fois prise de panique, mais très heureuse, et mes deux enfants se demandaient ce qu’il se passait, pour eux un changement de vie allait commencer aussi.

 

Plus de cantine, de nourrice, de garderie car maman ne serait plus brancher à une machine tous les lundis, mercredis et vendredis après-midi.

 

La greffe a eu lieu le dimanche 5 avril, malgré une embolie pulmonaire, un début difficile et quelques hospitalisations au cours de cette première année, je me dis qu’heureusement des personnes sont pour le don d’organes, car dans mon cas c’est vrai qu’il y a la dialyse pour remplacer la fonction rénale inexistante mais cela n’est pas une vie. Et pour ma part j’ai la chance d’avoir eu un mari présent à chaque épreuve et qui a tenu le coup tout le long de cette aventure qui est loin d’être finie.

 

 

 

Je remercie donc ces personnes qui sont pour le don d’organes et qui grâce à eux, une seconde vie nous est offerte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les beaux yeux d'Hélène dont un a bénéficié d'une greffe de cornée . Octobre 2015

 

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J’ai 25 ans et j'ai été greffée de la cornée le 24 février 2014.

Mon histoire est simple et pas simple en même temps. Tout s'est précipité. Je portais des lentilles depuis mes 15 ans. Par nécessité, je faisais beaucoup de sport, notamment du basket et par coquetterie également. Jeune journaliste, je suis partie en vacances au Brésil, fin décembre 2013, rejoindre une amie. Dans mes bagages, trois paires mensuelles ainsi que trois boîtiers. Là bas, je me suis baignée. Et à Rio, et à Jericoacoara, et à Marajo et dans l'Amazone... Je changeais et jetais régulièrement mes lentilles. Je faisais attention.

Juste une petite goutte d'eau...

Quelques jours avant mon retour en France, le 6 février 2014, j'ai enlevé mes lentilles comme tous les soirs, et je suis partie me coucher. Le lendemain matin, le 7 février, mon œil pleurait tout seul, était rouge écarlate et je souffrais d'une hypersensibilité à la lumière, même avec mes lunettes de soleil. J'avais déclenché une infection. Je me suis rendue, à l'hôpital le plus proche - un dispensaire - où un médecin m'a dit, sans réellement m'examiner que j'avais une conjonctivite. Je trouvais ça étonnant, vu que j'en avais déjà fait mais jamais comme ça. Mais j'ai tout de même commencé le traitement qu'il me proposait. Le lendemain, je ne voyais plus. De mon œil, de ma cornée surtout, suintait du pus, en permanence et en grosse quantité. Je ne faisais que dormir, allant jusqu'à 22 h par jour.

Le 9 février, je me suis rendue, dans un autre hôpital, plus grand, à plus d'une demi-heure de route du premier. Là, on m'a diagnostiqué un abcès de la cornée, dû à une infection aux pseudomonas aeruginosas (chose que j'ai sue quelques jours plus tard, suite aux résultats des prélèvements ; on pense d'ailleurs que j'ai contaminé mon œil lorsque j'ai enlevé ma lentille après m'être lavée les mains : une goutte d'eau a suffit) et j'ai commencé un autre

traitement, cette fois-ci horaire.

Je suis finalement rentrée en France .

Mes parents m'attendaient à mon arrivée à Roissy. J'ai été hospitalisée dès mon retour, "assommée" d'antibiotiques et inscrite sur la liste d'attente pour les greffes, "au cas où". Mais l'abcès était trop important, il ne se résorbait point. Alors, j'ai fini par passer en tête de liste après neuf jours à pleurer du sang, suite aux collyres agressifs, et j'ai été greffée, d'une cornée de 9,5 mm. Une greffe « à chaud » dont se félicitaient les médecins. J'ai ensuite passé quelques jours encore à l'hôpital puis je suis sortie, le 28 février, avec une jolie couture en étoile et 20 fils au compteur.

Je les ai gardés – du moins sept d'entre eux, les autres ayant été enlevés au fur et à mesure car trop lâches - 361 jours exactement. J'étais une "greffe à haut risque" mais ça a fonctionné. Depuis, j'ai des visites régulières ainsi des collyres et gels antirejet à mettre tous les jours.

Un rejet, j'en ai d'ailleurs fait un en mars dernier, le 11. Je me suis réveillée un matin avec une vision troublée, opaque, comme si j'avais un voile sur l'œil. On m'avait prévenue que cela risquait d'arriver. Je me suis donc rendue à l'hôpital où l'on m'a diagnostiqué un rejet sur la couche postérieure de la cornée. J'ai été hospitalisée le soir-même, avec de nouveau des collyres horaires mais également des perfusions de corticoïdes (j'en ai eu cinq au lieu de trois, histoire d'être certain de résorber le rejet). Je suis sortie six jours plus tard, avec une solution à base d'huile de ricin préparée par la pharmacie de l'hôpital, à mettre matin et soir.

Désormais, je touche du bois. Mises à part quelques douleurs que j'appelle « fantômes » - j'ai souvent mal derrière le globe oculaire

lorsque je suis très fatiguée ou stressée – je n'ai aucunement à me plaindre. Je croque la vie à pleines dents, mais, depuis cette histoire, je prends le chemin le plus sûr pour le faire ! et je remercie mon donneur ! Jamais, je n’aurai pensé avoir recours à une telle greffe

 

 

MELANIE – octobre 2015 - greffée du coeur.

 

Mélanie

 

Sans que je m’y attende, le verdict tombe : CARDIOMYOPATHIE DILATEE. Je suis scolarisée à l’I.R.T.S, j’ai   un peu plus de 19 ans. C’était en janvier 2012…..

Et puis..

«  O9-O7-2O15 - O9-O1-2O16 : « 6 mois que tu fais partie de ma vie mon donneur. »
C'est fou comme le temps passe vite quand on est en bonne santé.
A la fin de la maladie le temps été terriblement long, mes 4 mois d'attente l'ont été aussi. J'étais fatiguée, fatiguée de vivre, tout mes faits et gestes étaient devenus difficile, j'étais à bout de souffle. Je ne pouvais plus marcher sans être essoufflée, je tombais tant mon corps était trop faible, j'avais la phobie des escaliers et des pentes, parfois je ne pouvais même plus marcher du tout tellement c'était devenu difficile. J'avais réussi à accepter le fait de ne pas pouvoir faire ce que je voulais, ni de manger ou boire ce que je voulais, j'avais accepté qu'il été possible que mon défibrillateur s'enclenche parce que mon cœur voulait me lâcher. Mais ça, c'était plus possible. Je ne l’acceptais pas, j'y arrivais plus...


Et t’es rentré dans ma vie ce fameux O8 juillet le soir où l'hôpital m'a appelée. Tu m'as fait un don d'une bonté extrême, tu es parti et moi je suis revenu.
J'ai du réapprendre à vivre, à tes côtés.
J'ai commencer par réapprendre à me mettre assise sur mon lit, à me mettre au bord du lit, à me lever avec l'aide des infirmières, à m'asseoir sur le fauteuil, à me mettre debout, à marcher accompagnée, à marcher sans aide petit pas par petit pas, puis des pas presque normaux.. A respirer seule sans oxygène, et sans plus aucune perfusion pour m'aider. Chaque pas été une victoire !
Puis un beau jour, je me suis réveillée et c'est la que j'ai réalisé.. Je n'étais plus fatiguée, je n'avais pas ressenti ça depuis des années. Je ne savais même plus ce que ça faisait.. Je n’ai pas arrêté de pleurer et de le dire à tout le monde.
Le mot merci est tellement faible par rapport à ce que je ressens envers toi. Depuis je suis toi et toi tu est moi.. Nous ne formons plus qu'un mon ange. Tu m'as offert le cadeau de la vie, c'est le plus précieux qui puisse, car sans la santé nous sommes dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit, nous ne sommes plus vraiment maître de notre vie..
Je n'oublierai jamais mon passé mais tu me rends tellement bien qu'il s'effacerai presque du tableau.. Je vais tellement bien que je me demande comment j'ai pu être mal à ce point..
Merci encore mon donneur, je pense à toi, à ta famille et à tous ceux qui t'aimais.
Je me battrai toute ma vie pour que tout le monde sache à quel point ce que tu as fait est merveilleux, à quel point le don d'organes est important, ma vie a été sauvée grâce à toi et je veux que de toutes les personnes en attente le soit aussi !

Alors dites tout simplement OUI …. »

 

JEAN-PIERRE CORBISEZ- septembre 2015- greffé d'un rein puis foie-rein puis rein .

 

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J’avais à peine 6 mois que je souffrais de calculs rénaux.

En 1978, à 18 ans, je suis l’un des premiers à passer en lithotripsie à l’hôpital Necker à Paris.

La lithotripsie est une technique qui consiste à éliminer en fragments les calculs rénaux par le biais d'ondes de choc ultrasonores.

En 1986, je suis déclaré en IRC (Insuffisance Rénale Chronique). Suivront 6 mois de dialyse péritonéale puis 7 mois d’hémodialyse. Je bénéficie d’une greffe de rein en 1987. Ce fut un échec. Les symptômes n’étaient pas exclusivement liés au fonctionnement de mon rein !

Un nom tombera sur MA maladie : je souffre d’oxalose liée au déficit d’une enzyme hépatique d’où la nécessité d’avoir recours à une greffe foie-rein. Celle-ci n’a lieu qu’en 1993 après 6 années de d’hémodialyse.

La greffe réussit. Malheureusement, mon rein commence à faiblir.

Une 3ème greffe est envisagée, elle aura lieu en 2006.

Les deux premières greffes ont été pratiquées à l’hôpital Calmette de Lille en Chirurgie Thoracique et Transplantation par le Professeur Ribet assisté de notre Présidente Eliane Ringot et la troisième à l’hôpital Huriez de Lille, service de Transplantation.

 

Depuis tout va bien, j’ai comme tous les transplantés un traitement antirejet. Je travaille, je suis Maire de la commune d’Oignies.

 

Et……..

 

Chaque jour, je remercie les donneurs sans lesquels je ne vivrais plus aujourd’hui.  

 

Témoignage de la maman d'un " Donneur ".juin 2015

 

             Je m'appelle Marilène LECLERCQ, et je suis la maman de Cécile qui nous a quitté à l'âge de 22 ans suite à un accident de voiture, il y a maintenant 21 ans.


             Elle avait une grande admiration pour le Professeur CABROL et ne ratait jamais une émission télévisée sur le                                 « DON D'ORGANES » et l'une de ses phrases me revient souvent :            
« Il faut tout donner maman, il faut tout donner »


             Donc quand nous avons appris que sa vie allait s'arrêter, nous sommes allés au devant des médecins pour leur faire part de son désir.


C'était comme si en quelque sorte elle nous avait laissé un testament, nous l'avons respecté.


Si notre fille n'avait pas parlé, nous n'aurions peut être pas autorisé le prélèvement d'organes et cela aurait été dommage, car aujourd'hui,
deux personnes vivent encore grâce à sa générosité, Une a reçue son foie et l'autre un de ses reins.

 

 

 

FRANCK –juillet 2015 .

Franck a bénéficié d’un DON DE REIN DE VIVANT

 

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Un jour de printemps à 28 ans, après avoir été suivi près de 10 ans pour insuffisance rénale sans trop chercher à me poser de questions, le résultat de ma prise de sang tombe tel un couperet dont on est préparé mais dont on ne souhaite pas connaitre l’échéance.

Opération pour pose d’un cathéter péritonéal pour dialyse, six jours sur sept à raison de 10 heures chaque nuit.

Quelques semaines plus tard, mon néphrologue me parle du don vivant et de ses nombreux avantages pour le receveur mais aussi du suivi pour le donneur ainsi que des conditions élitistes pour réduire les risques au niveau le plus proche de zéro. C’est ainsi que plusieurs membres de ma famille se portent volontaires à mon plus grand étonnement dont ma mère, incompatible à son plus grand regret mais aussi, oncle, cousine, cousin, ... ma femme remplira toutes les conditions avec une forte compatibilité et sans nulle doute, l’amour qui reste le meilleur des greffons et des anti-rejets…

 Arrive un jour de novembre 2005, une journée du 22 inoubliable, où le réveil n’a que la facilité de poser ma main sur mon précieux greffon et poser cette simple question : comment va ma femme? Seul élément d’inquiétude à me poser puisqu’à aucun instant de ce 22 novembre 2005, de ce jour où j’écris ces quelques mots je ne me pose la question d’un rejet. Certains dons sont éternels…

 

A ce jour, j’attends avec impatience de fêter mes 10


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Don de moelle osseuse avec France ADOT

je donne

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