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FRANCE ADOT 33

Gironde

Hôpital Garderose - Pav.39 Chemin des Réaux
33500 LIBOURNE
Tél : 05.57.25.49.36
Fax : 05.57.25.49.36
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17/11/17 : message à « Rami » ou ce qui pourrait être un merveilleux conte de Noël sauf c'est la réalité 

Le remerciement, la reconnaissance, la gratitude de Philippe Meynard  envers Rami un soignant comme il en existe beaucoup d'autres mais un soignant particulier puisque c'est celui qui a eu la charge de notre ami terrassé par l'AVC et ses conséquences qui auraient pu être fatales...

"Tu t’appelles Rami. Pendant plusieurs semaines, tu t’es occupé de moi.

D’abord sans que je puisse t’adresser un mot, après un coma et des soins intensifs, une fois que j’étais débranché et respirais « seul », que les tuyaux qui me maintenaient sous assistance respiratoire et m’alimentaient avaient été enlevés, tu t’es occupé de moi. Me surveillant, me sortant du lit pour aller me laver, me portant, venant avec moi sous la douche, les bras autour de mon torse. Me lavant les dents. En m’adressant toujours des mots gentils, me parlant « normalement ». J’étais sans force, une masse, inerte, lourde et complètement silencieuse…

Tu t’appelles Rami. Lorsque j’ai pu parler, c’est à toi que j’ai adressé mes premiers mots. Enfin, « mots »« sons » est plus approprié… Je me souviens que je voulais te marier avec ma sœur, (oui, j’étais maire, et un maire, ça marie) parce que tu étais « gentil », et qu’il lui fallait quelqu’un de « gentil ». Comme toi. Tu as souri me disant « je ne suis pas certain que Madame Rami sera d’accord ». Ah, oui, c’est vrai, j’avais oublié ce paramètre…

C’est à toi que j’ai remis une lettre, et je t’ai dit à qui la remettre. J’y avais écris des choses, je m’étais appliqué, c’était parfait ! D’un blanc parfait. Il est des messages qui s’écrivent avec le cœur et l’esprit, pas obligatoirement avec des mots… Tu as pris ce (petit) bout de papier, et tu m’as dit « d’accord Philippe, je vais la remettre à qui tu me dis ». Et tu l’as fait, la personne en question m’a parlé de son contenu, évidemment très clair pour moi… « totalement blanc » pour elle.

Tu t’appelles toujours Rami. Sauf que je ne t’ai jamais revu. Tu m’as dit « je m’en vais Philippe ». Quelle idée tu avais ! Tu as fait ton travail (et tu le fais sûrement « encore »). Mais pour moi, apeuré et affolé, esseulé, fragile comme un oisillon dans son nid protecteur, sans rien comprendre de ce tsunami dont les dernières vagues tapaient contre la porte de la chambre 1 en Neurologie au CHU de Bordeaux, je ne comprenais pas, je ne comprenais rien…. L’intensité du séisme qui venait de se passer, la violence à laquelle mes proches avaient du faire face… Je parlerai prochainement au travers d’un livre de cet instant précis où la vie a gagné, où une lutte, un combat s’est engagé. « Qui » est venu me chercher, m’a ramené à la vie. « Qui ». Je dirai tout. Le « pourquoi » s’écrit tout les jours. On a chacun un mission à accomplir dans la vie. Il faut croire que « la mienne » n’était pas terminée. D’ailleurs, peut-être n’avait-elle pas commencé dans « ma vie d’avant »

Pourquoi j’écris cela, aujourd’hui ? Je suis allé à Beauvais, invité à participer à une journée de prévention « AVC tous concernés », « un » Rami était « aussi » invité. Je ne me souviens pas à quoi tu ressembles, ce que sont tes traits, mais je me souviens de ta gentillesse, de la douceur de tes actes, de l’empathie et de la bienveillance qui étaient les tiennes. Je les ai retrouvées dans son attitude. Ce fut un moment bouleversant. Car vous avez un autre point commun : vous vous appelez tous les deux « Rami ».

Je souhaite pouvoir te dire « merci ». Le hasard faisant souvent bien les choses, peut-être l’un d’entre-vous connaît « Rami ». Dîtes-lui alors qu’il est l’un des premiers visages que j’ai vu « après », que ma gratitude est immense. Immense… Et que j’aimerais pouvoir lui dire « merci »

Le propre des bouteilles jetées à la mer, c’est que parfois elles arrivent sur le rivage voulu.

Et cette bouteille est arrivée à bon port puisque grâce aux réseaux sociaux, en moins de 24 h, Philippe a eu un contact téléphonique ... et il a pu revoir Rami !!! Quelle belle histoire touchante non ? 

Quelques autres témoignages

Ingrid  (46)

..."Comme beaucoup de personnes, jusqu'à l'évènement dramatique, le don d'organes j'en parlais, disant qu'à mon décès il ne faudrait pas hésiter, mais jusqu'à présent, je n'avais pas de carte, une simple déclaration dans mon permis de conduire. 

...mon fils est décédé à 15 ans le 11 septembre 2007, après 11 mois de coma irréversible. Arrêt respiratoire, puis arrêt du coeur, donc pas de dons d'organes dit vitaux. Seulement il était pompier, très sensibilisé aux dons d'organes, alors j'ai voulu respecter son choix, j'ai fait le don de ses cornées.
Je sais qu'aujourd'hui 2 enfants ont retrouvé la vue, c'est un peu de lui qui continue à regarder le monde, et ces 2 enfants ont cette chance extraordinaire de voir le monde au travers de ses yeux à lui.
Lors du prélèvement, la responsable de l'équipe médicale m'expliquait qu'il était rare que des cornées soient prélevées sur des enfants, beaucoup de parents refusent, c'est pourtant tellement précieux le don de la lumière !! ... 
Merci à ces familles de donneurs, sans qui rien ne pourrait être fait.

Thierry  (33)

…Mes reins sont malades… pas de traitement possible, il me faudra, d'ici deux ans, envisager la dialyse ou peut être une transplantation rénale ! La dialyse, quelle Aventure ! Indispensable pour notre survie, en général bien acceptée, parfois difficile à assurer…3 fois par semaine pendant 4h30, … Le 11/01/98, je suis greffé... Je me trouve seul, seul avec ce rein qui me vient d'une autre personne avec qui je dois vivre tous les jours sans douter de lui et coopérer en toute sérénité. … je pense au donneur et à sa famille qui dans la douleur et le chagrin ont permis l'aboutissement de cette greffe …je les remercie pour cette générosité….Je pense aussi aux greffés qui n'ont pas la même chance que moi, et je suis sincèrement désolé pour eux.
J'ai récupéré une vie presque normale avec, pour juste rappel à l'ordre, un traitement anti-rejet et des examens périodiques.

 

Karine  (33)

...En novembre 2004, à l'âge de 31 ans j'ai été confrontée à un accident de la vie : une leucémie foudroyante. Du jour au lendemain, tout a basculé. Après 6 mois de lourds traitements, une greffe de moelle osseuse a été envisagée. N'ayant ni frère ni soeur, il fallut rechercher un donneur enregistré dans le fichier national et international de donneurs de Moelle Osseuse. Après ces dons merveilleux (sang, plaquettes, moelle) j'ai été sauvée... Mais en 2007, second accident de la vie : la déterrioration de mes poumons. Je suis devenue dépendante d'une bouteille d'oxygène. 
Depuis la transplantation en 2008, je REVIS. 4 ans après, je suis à nouveau indépendante, sans restriction ni contrainte sinon celle des médicaments anti-rejets à prendre tous les jours. J'ai repris mon activité professionnelle (prof. des écoles) et je fais à nouveau des projets.  Mais rien de cela n'aurait pu se faire sans la générosité de donneurs anonymes.
Etre donneur est un acte généreux, noble, gratuit. Un Grand MERCI à vous les donneurs !..
.

 

Anne (33)greffée du coeur depuis 2011 ...

Ma maladie cardiaque est génétique donc héréditaire (Mon cœur était trop épais et trop musclé à l’intérieur : il n’y avait plus assez de place. A l’âge de 11 ans, j’ai perdu connaissance lors de mon premier cours de sport au collège. J’ai subi une opération à cœur ouvert à l’âge de 15 ans ainsi que de nombreuses interventions ensuite et jusqu’à la greffe. Les nombreux médicaments que je devais prendre pour réduire mon rythme cardiaque contribuaient à me fatiguer. J’avais beaucoup de mal à monter les escaliers par exemple. A l’âge de 25 ans, mon cœur a eu tendance à battre de manière irrégulière : j’étais encore plus fatiguée. Mon foie me faisait mal car le sang y stagnait et donc il était très gros. Ensuite, mes mains sont devenues froides et mes ongles violets, puis mes lèvres… Je me sentais très mal.
On me disait que le greffe, ce n’était pas pour moi. On me disait que dans le cadre de ma maladie, cela ne s’envisageait pas vraiment. Je commençais à me faire une raison quand finalement, enfin, les médecins ont parlé de greffe car ma vie était devenue un enfer. Il était temps de m’inscrire sur la liste d’attente car ensuite mon cœur a vraiment faibli. Des gestes quotidiens comme me brosser les dents, me laver les cheveux étaient devenus quasi impossibles.
Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment-là j’ai retrouvé l’espoir : je crois que je ne voulais pas mourir...déjà. La rencontre avec Claude (greffé du cœur et visiteur hospitalier) à l’hôpital a été un élément déterminant. Tous les jours, je réalise la chance que j’aie et je remercie la famille qui a su dire « oui au don d’organes » alors qu’elle était en train de vivre un moment terrible. Grâce à eux, maintenant, je découvre ce que c’est que la vie normale (se lever, respirer, se baisser, faire des courses, porter son chat…).
Aujourd’hui, tout est facile... 

Merci à tous les greffés et aux familles de donneurs,  pour ces belles leçons de VIE...

 


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Don de moelle osseuse avec France ADOT

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