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Trafic d'organes et tourisme de la transplantation en Chine

Trafic d'organes et tourisme de la transplantation, de trop timides réactions ...

Pr-Sicard
« Doctor Against Forced Organ Harvestingarrêt immédiat des prélèvements d’organes sur des prisonniers exécutés en Chine. Des médecins Français appellent à ne pas garder un silence complice.

La République Populaire de Chine est le 2ème pays à effectuer le plus grand nombre de transplantations d’organes. 20 000 transplantations ont eu lieu en 2005, dans des délais record (une à deux semaines d’attente). Entre 1999 et 2006, le nombre de centres de greffes est passé de 150 à 600.
Pourtant, les Chinois, inspirés par la philosophie de Confucius, sont réticents à l’égard du don d’organes. « En 1984, le gouvernement Chinois a autorisé la police à utiliser les cadavres des prisonniers condamnés à mort en vue des transplantations, avec ou sans le consentement de la famille », explique le Dr Harold KING, chirurgien dentiste et responsable France de l’ONG DAFOH, à l’occasion d’un débat à l’Assemblée Nationale.
Ainsi, les adeptes du mouvement spirituel Falun Dafa, persécutés depuis 1999, sont torturés, condamnés et exécutés, devenant ainsi l’une des principales sources de greffons. Pressée par les autorités internationales, la Chine a tenté de montrer patte blanche en adoptant une résolution visant à limiter les prélèvements aux personnes volontaires. Mais seulement 169 hôpitaux sur les 600 actifs l’ont signée. Dans l’un d’eux, le magazine allemand « Der Spiegel », se faisant passer pour un patient, s’est vu promettre un greffon contre 350 000 dollars.

 

Une sourde inconscience

Le Dr Jacques BELGHITI, chef de service de chirurgie hépatobilio-pancréatique du CHU Beaujon, tente alors de mobiliser la communauté scientifique. Il se heurte à plusieurs obstacles, comme l’idée selon laquelle le prisonnier trouverait sa rédemption dans la transplantation. Il dresse un autre constat : « Les pays qui se livrent au tourisme de la transplantation tournent : la Chine, l’Inde (pour les donneurs vivants), l’Egypte, la Turquie, l’Ukraine ». Le risque est aux portes de l’Europe.
Quant aux conséquences, elles sont dramatiques pour tous les acteurs :
- les malades qui reviennent sans comptes rendus, avec des greffons qui ont souffert ou sont infectés (VIH, hépatite) et des traitements anti-rejet non remboursés,
- les médecins qui se prêtent à ces activités.
C’est aussi un coup très dur pour l’éthique médicale.

 

Une exception française

Quel peut être le rôle des médecins Français, alors que l’Agence de la Biomédecine (ABM) contrôle sur le territoire chaque transplantation avec une rigueur irréprochable. Selon ce suivi, en 2013, seuls trois cas de greffes pratiquées à l’étranger à partir de donneurs vivants non apparentés ont été signalés. Il s’agit de greffes rénales rémunérées en l’occurrence.
« Quelques jours avant mon départ, j’ai demandé les dossiers des donneurs et receveurs. En vain. J’ai alors compris qu’à mon arrivée, allaient avoir lieu des exécutions de masseil.
« La complicité de la communauté médicale internationale est un grave problèmehonneur du CCNE.
« Toute la question désormais est de savoir comment la France, porteuse de lois de bioéthique fortes, peut aider les Chinois sans se draper dans une posture morale donneuse de leçon", poursuit-il.
Refusant tout fatalisme qui ferait de ce commerce une conséquence de la pénurie, il propose d’affirmer l’exception française et de hisser l’ABM au rang de modèle international.

Source : Le Quotidien du Médecin, décembre 2013

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