Temoignages

Publié le 11/08/2009

Sylvie raconte dans quelles conditions elle a fait un "don de sang placentaire" et combien elle en est heureuse.

297

Je suis donneuse de sang dans mon village, où nous sommes à chaque fois bien accueillis : entretien avec un médecin, questionnaire de santé, collation. Nous, les femmes, nous pouvons donner 3 fois dans l’année.

Au cours de ma grossesse en 1997, j’ai suivi les séances de préparation à l’accouchement. Les sages-femmes nous parlent du don de sang placentaire. Elles nous précisent qu’il est utilisé uniquement chez les enfants atteints de leucémie, puisqu’il est riche en cellules souches. Le don n’a aucun risque pour notre enfant, puisqu’il est pris une fois que notre bébé est né. Après toutes ces explications, j’ai accepté.

Lors de mon accouchement, mon bébé est né, le cordon ombilical coupé, et avant d’expulser le placenta, les infirmières font le prélèvement sanguin. Dans le cordon ombilical, on prélève une poche de sang. Et 3 mois après, je refais un test sanguin.

En Octobre 2005, l’EFS (Etablissement français du Sang) de ma région me contacte. Mon don de sang placentaire (8 ans après) a été sélectionné par un centre greffeur pour traiter un malade. Afin de pouvoir libérer le greffon, on me demande des analyses sanguines pour tester certaines maladies transmissibles (sida, hépatites B et C, syphilis), un entretien médical et un questionnaire de santé sur mon enfant.

Lire la suite...


Publié le 22/07/2009

 

294

Donneur de sang depuis de nombreuses années, c'est presque tout naturellement que je me suis inscrit sur le fichier européen des donneurs de moelle osseuse, qui  aujourd’hui  est mondial .

J’ai assisté à une réunion d’information et lu de la documentation. C’était en 1992.

En 1997, l’établissement français du sang m’a contacté pour des examens qui se sont traduits par une prise de sang afin de faire un typage HLA. J’étais peut être compatible avec un  receveur. Fausse alerte !

Puis  plus de nouvelles. Les années ont passées avec des joies, des peines et des soucis, et on ne pense plus à cet acte que l’on pourrait être appelé à faire.

 

Et puis un matin du mois d’avril 2008 le CHU de NANCY m’a informé par téléphone que ma compatibilité avec un receveur était presque établie. Rendez vous était donc pris la semaine suivante pour des examens plus poussés à l’EFS de NANCY.

Après un entretien avec un médecin, qui m’a informé clairement du déroulé des différentes phases avant que le don ne soit effectif, et les deux solutions possibles, entre le don de moelle osseuse et le don de cellules souches, j’ai du remplir un questionnaire comme pour un don de sang mais un peu plus poussé.

Lire la suite...


Publié le 05/02/2009

Dans une vidéo très "nature", Céline vous explique pourquoi elle a pris sa carte de Donneur d'Organes.

Céline a dans son portefeuille sa carte FRANCE ADOT de Donneur d'Organes. Avec le sourire, elle vous explique pourquoi sa démarche est importante et vous incite à prendre aussi votre carte et à diffuser cette vidéo (cliquez sur l'image ci-dessous).


Don d'organe pour ADOT par leeloo512003


Voir également 

Demandez votre carte


Publié le 14/01/2009

 

247

Mon concubin, Jean-paul, est décédé en 2008 d'une rupture d'anévrisme à l'hôpital de Valence : il n'avait pas 44 ans et ce jour là tout s'est écroulé. Qu'allait on devenir, les enfants  (3 enfants âgés de 13, 9 et 5 ans) et moi ?

Une équipe est venue nous parler du don d'organes, et après avoir demandé à mon fils (présent à l'hôpital, avec tous les frères et la maman de Jean-paul) ce qu'il en pensait (j'avais peur de prendre une décision qui ne lui plairait pas), nous avons donné notre accord.

Ma décision à moi était prise. Jean-Paul ne m'avait jamais rien dit à ce sujet, mais je sais que s'il avait dû le faire pour sauver la vie de l'un de ses enfants, il n'aurait pas hésité.

J'ai choqué ma belle-mère en prenant cette décision. Maintenant, avec le recul et après en avoir beaucoup parlé avec elle, elle approuve notre décision.

Aujourd'hui, je sais que Jean-paul n'est pas complètement parti.... et il reste à jamais présent dans nos coeurs. Je demande fréquemment des nouvelles des receveurs : ils vont TOUS bien et sont TOUS rentrés chez eux. Son coeur, ce coeur qui représente tant, bat et malgré la douleur, celà nous apporte beaucoup de réconfort.
Ma fille âgée de 9 ans a même émis le souhait de faire comme papa : donner ses organes pour sauver des vies !

Nathalie.


Publié le 25/09/2008

 

228

"Ma fillette de douze ans et demi a fait au mois d'août 2008 une hémorragie cérébrale.
Après six heures d'opération nous avons espéré qu'elle se réveillerait, mais non, trois jours après son cerveau était détruit. Elle était en situation de mort encéphalique, et nous n'avions pas beaucoup de choix : ou la laisser sous machine ou tout stopper.
Son père et moi sommes tous les deux dans le milieu médical, et nous avons immédiatement pensé que pour que sa mort ne soit pas totalement vide de sens, le don d'organes s'imposait...
Ses reins, ses poumons, son foie et son coeur ont été transplantés : 5 enfants ont pu recevoir ce don de vie et passeront un Noël normal.

Nous sommes des parents malheureux d'avoir perdu un enfant, mais d'autres vont pouvoir vivre mieux qu'avant et c'est pour nous un réconfort".

Une Maman.