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CARMAT : une année 2014 pleine de palpitations

25 années de recherche

Après 25 ans de recherches menées dans le secret, l’aventure du cœur artificiel CARMAT a traversé une année 2014 hyper-médiatique. Avec deux premiers essais humains encourageants, la bio-prothèse inventée par le Pr Alain CARPENTIER devrait faire l’objet d’une commercialisation, en Europe comme aux Etats-Unis.
100.000, c’est le nombre d’insuffisants cardiaques terminaux non éligibles à la transplantation.

Grâce à CARMAT, ils quitteraient cette catégorie peu enviable.
Le parcours du prototype fut semé d’embuches, teinté de ‘French Bashing’ mais salué par une première implantation fin Décembre 2013. Celle-ci fut sanctionnée par le décès du patient original après 75 jours. Malgré l’échec médical, l’exploit scientifique était probant.

 

En effet, des milliers de données cliniques et techniques furent recueillies, traitées et interprétées de manière à faciliter une 2ème tentative.
Cette nouvelle implantation, réalisée en Mars 2014 par l’équipe du Pr Daniel DUVEAU au CHU de Nantes, est cette fois-ci un franc succès. La communauté médicale applaudit la performance. L’évolution du patient greffé est très encourageante, rapide et spectaculaire.

Ce sera la seule déclaration d’enthousiasme, les équipes concernées par les prochains protocoles ne se montrant guère prolixes. Communication défaillante ? Superstition ? Davantage, une question d’éthique.
Les médecins doivent au malade et à sa famille une information la plus complète et la plus humaine possibles. Les impératifs industriels imposent, de leur côté, des réserves d’ordre techniques. Avant toute chose, se débarrasser de la pression des médias, jugée envahissante et réductrice dans la restitution des travaux menés.

 

Et l'avenir ?

Car l’avenir presse. Encore deux essais dits de faisabilité doivent être réussis.
L’étape suivante, celle du retour à domicile des patients implantés n’est pas une ‘libération’, plutôt un stress permanent. Cela fait l’objet d’une attention particulière soutenue. « A l’hôpital, la bioprothèse est alimentée en continu par une Configuration de Suivi Hospitalier, un système volumineux avec un grand écran tactile, explique André MAULET, Chef de produit. A la maison, tous les contrôles sont ‘embarqués’ et il n’y a pas besoin d’un contrôleur externe. Le seul élément non inclus dans la prothèse reste son alimentation électrique. L’ensemble est muni d’un dispositif d’alerte ». Le patient est d’autant plus impliqué que sa vie en dépend, véritablement.

Le prévisionnel prévoit, pour décrocher le marquage de la Commission Européenne, une série d’implantations sur une vingtaine de patients suivis pendant six mois. Le cœur CARMAT pourrait être commercialisé dès 2016. La viabilité de l’aventure CARMAT est garantie par plusieurs autres facteurs, pas seulement médicaux ou humanistes.

 

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Des nouvelles du 2ème patient.

Implanté le 5 Août 2014 au CHU de Nantes, le patient, âgé de 68 ans, atteint d’une insuffisance cardiaque terminal et récusé pour la greffe cardiaque, reprend une vie normale.
Il fait du vélo d’appartement et va déjeuner chez son fils à 70 km de chez lui. Une intervention chirurgicale plus courte (6h30 au lieu de 8h00), quelques jours en réanimation, un dispositif amélioré ont facilité cette ‘réinsertion’.
Le réglage de la bioprothèse a été revu également avec un calage sur le débit cardiaque théorique du patient, à savoir de manière très progressive.
Pour rappel, le cœur artificiel est conçu pour durer 5 ans au minimum.

 

Source : Le Quotidien du Médecin - Janvier 2015

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