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L'accompagnement infirmier en réanimation pédiatrique

Ce mémoire d’une infirmière en fin d’études approche la complexité du choix du don d’organes au travers du témoignage d’une maman

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Céline TARDY – IFSI Le Puy en Velay. 11 Septembre 2008

Ce mémoire d’une infirmière en fin d’études approche la complexité du choix du don d’organes au travers du témoignage d’une maman, elle-même infirmière, et de l’expérience de deux infirmières de réanimation pédiatrique. Avec clarté et  concision, le don d’organes est d’abord replacé dans son contexte historique, législatif et culturel.
La mort d’un enfant apparait comme quelque chose d’intolérable et d’inacceptable. Le sentiment de culpabilité qui suit le décès est considéré par les parents comme la souffrance la plus grande. Le choix du don d’organes les laisse dans un véritable désarroi. La mort d’un enfant est également très lourde a porter pour tous ceux qui en ont la charge (infirmiers, aides soignants…).

Comment peut-on aider ces familles à surmonter la douleur de la perte d’un enfant pour qu’ils prennent une décision qu’ils ne regretteront pas, et qu’ils sont seuls à devoir prendre ? Dans quelles mesures l’accompagnement de l’infirmier en réanimation lors du décès d’un enfant peut-il faciliter la prise de décision du don d’organes ?

Madame M. a tout de suite accepté le prélèvement des organes de sa fille ; elle en avait déjà parlé avec elle et celle-ci avait approuve ce choix.
Ce qui lui a manqué : Les examens qui prouvent bel et bien le décès de sa fille ne lui ont pas été présentés et expliqués. Ces examens étaient les preuves irréfutables du décès de sa fille.
Ce qui a été aidant pour elle, c’est que l’équipe lui ait permis de rester auprès de sa fille et d’effectuer des soins comme la toilette.

Les infirmières interrogées disent qu’il faut presque toujours reprendre l’entretien et réexpliquer aux familles des choses qu’ils n’avaient pas comprises. Les parents posent beaucoup de questions sur la restitution du corps car ils ont peur qu’il ne puisse pas y avoir d’inhumation.
"Nous ne voulons pas pousser les gens à dire oui ou non, nous ne sommes pas là pour ça". La prise de décision est quand même le plus souvent assez rapide. Dans les deux derniers cas où il y a eu proposition de don d’organes, les familles étaient plus sensibilisées a ce sujet du fait de l’information faite par les médias.

L’accompagnement, une présence bienveillante.
Céline TARDY conclue : Le soutien c’est d’accepter d’être dans une position de témoin, laisser la famille exprimer ses émotions, les écouter dans leur révolte, leur colère ou leur chagrin. C’est aussi être présent sans être dérangeant, permettre a l’endeuillé d’exprimer ses sentiments, ce qu’il vit actuellement, sans minimiser ses souffrances, sans être juge ni donner de solution.


Pièces jointes
Le document d'étude complet(.pdf, 220 Ko)

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